Ici, le temps s'est arrêté à « presque huit heures du soir »

Dernière mise à jour : 25 oct.

Dans l'immeuble de la rue des Chemises Rouges.



Après un été sans contraintes, l'atelier d'écriture mensuel de la médiathèque de Sainte-Maxime a repris cet automne.

Les participants ont bien voulu se glisser dans les pas de Georges Perec, décrire la vie comme on peut la vivre à travers la description d’un immeuble, de ses habitants et de leurs objets.


Un temps de questionnement a précédé le moment où chacun a pris le parti de plonger dans son imaginaire.

Et nous étions loin d'envisager tout ce qui pouvait se tramer dans cette grande maison où subsistent des marches de pierre, des rampes en fer forgé, des sculptures, des torchères, une banquette pour permettre aux gens âgés de se reposer entre deux étages...

Car cet automne, chaque séance s'inspire du modèle de La vie mode d'emploi dont le sous-titre - Romans - laisse déjà présager une pluralité de fils narratifs. Au début de chaque atelier, les participants reçoivent un bouquet de consignes assorti d'un texte de littérature et, à la manière de peintres du détail, ils tricotent des d'histoires hilarantes, mystérieuses, tragiques parfois. Déjà, les premiers textes sont en ligne sur une plate-forme commune et chacun peut échanger avec les co-constructeurs de l'histoire, au sujet de la situation, de l'écriture, du prénom choisi pour l'habitant du second...

Et cela aurait pu commencer ainsi, ici, comme ça, d’une manière un peu lourde et lente, dans cette médiathèque qui revit après une pandémie et une fermeture estivale, de sorte que les habitudes anciennes se sont perdues et les nouvelles ne sont peut-être pas encore au rendez-vous. Pourtant, les fidèles de l'atelier ont accepté de jouer avec la composition perequienne, de raconter ce qui se passe derrière les lourdes portes des appartements.


Ici, ils se partagent les mêmes propositions, ont presque les mêmes gestes, en même temps. Une chose est certaine, ils ne s'amusent pas à pasticher, à la manière de l'animatrice aujourd'hui. Ils jouent. Avec tout leur cœur, ils se lancent dans des aventures que nous n'aurions jamais imaginées sans cet outil merveilleux offert par l'auteur, avec ses contraintes formelles, littéraires et mathématiques.




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